lundi 29 juin 2009

Erwin Olaf à l'Institut Néerlandais

Cette exposition est la première grande exposition monographique consacrée à Erwin Olaf en France. Elle réunit les photographies de ses dernières séries : Rain, Hope, Grief et Fall ainsi que les films qui les accompagnent et donnent une autre perspective à la vision que l'on s'était faite de l'histoire racontée par les images.

Car les images d'Erwin Olaf racontent des histoires qui restent mystérieuses, les histoires de personnages parfaits, pour la plupart absorbés dans leurs pensées, figés dans des tenues parfaites, dans un décor parfait, attendant que quelque chose survienne, ou non. Les personnages évoluent dans des décor très stylisés de l’Amérique des années 1950-1960, empreints d’une esthétique de film noir rappelant Hitchcok ou encore Lynch...

Je connaissais déjà le travail du photographe, mais le fait de voir les images en grand (les tirages Lambda sont gigantesques), de voir leur texture, d'oberser chaque détail, donne une nouvelle persperctive çà son oeuvre, dont je reste indubitablement fan !!



C'est où ?
Institut Néerlandais

Centre culturel des Pays-Bas
121, rue de Lille, 75007 Paris
téléphone : 01 53 59 12 40
télécopie : 01 45 56 00 77

métro Assemblée Nationale
C'est quand ?
Jusqu'au 5 juillet 2009
du mardi au dimanche
de 13 h à 19 h
Fermé le lundi
Tarifs :
tarif plein : 4.00 euros
tarif réduit : 2.00 euros
Sites :

Site de l'institut Néerlandais
Dossier de Presse disponible sur le site
et site de erwinolaf.com

mercredi 6 mai 2009

Controverses à la BNF

La dernière exposition photo de la BNF retrace l'histoire de la photographie à travers les controverses qu'elle a essuyé depuis sa création, à commencer par le conflit technique qui opposa Daguerre et Hippolyte Bayard.

Hippolyte Bayard, Autoportrait en noyé, 1840

au dos de l'image :
« Le cadavre du Monsieur que vous voyez ci-derrière est celui de M. Bayard, inventeur du procédé dont vous venez de voir, ou dont vous allez voir les merveilleux résultats. À ma connaissance, il y a à peu près trois ans que cet ingénieux et infatigable chercheur s’occupait de perfectionner son invention.
L’Académie, le Roi et tous ceux qui ont vu ses dessins que lui trouvait imparfaits, les ont admirés comme vous les admirez en ce moment. Cela lui a fait beaucoup d’honneur et ne lui a pas valu un liard. Le gouvernement, qui avait beaucoup trop donné à M. Daguerre, a dit ne pouvoir rien faire pour M. Bayard et le malheureux s’est noyé. Oh ! Instabilité des choses humaines ! Les artistes, les savants, les journaux se sont occupés de lui pendant longtemps et aujourd’hui qu’il y a plusieurs jours qu’il est exposé à la morgue, personne ne l’a encore reconnu, ni réclamé. Messieurs et Dames, passons à d’autres, de crainte que votre odorat ne soit affecté, car la tête du Monsieur et ses mains commencent à pourrir, comme vous pouvez le remarquer. »


L'exposition suit chronologiquement ces conflits allant des droits d'auteurs aux droits à l'image, traitant de la déonthologie ou de la bienséance... Si la chronologie est intéressante pour le début du siècle et les pemière législation, elle devient vite lassante et répétitive. L'exposition est dense, trop peut-être et mal agencée. On ne cesse de se heurter à la foule, et la visite est loin d'être confortable.

Lewis Caroll, Alice Liddell as a beggar child, 1859/Garry Gross, Untitled, Brooke Shield1975/Jock Sturges, Christina, Misty and Alisa, North California, 1989

On ressort de l'exposition en se dissant qu'elle aurait mieux fait d'être thématique, même si l'aspect financier des controverses auraient été le plus représenté.
Les thèmes du plagiat, de ce qu'on peut montrer ou non, de véracité historique mais aussi les photos d'enfants que se soient dans leur rapport à la nudité et au monde des adultes ou dans les photos de reportages de guerre suscitent l'intérêt général de manière assez systèmatique semble-t-il.

Frank Fournier, Omayra Sánchez, Armero, Colombie, 1985
Ce portrait d'une petite fille coincée danslesdébris d'un ecoulement de boue suite à une éruption volcanique fait partie de ces images qui anime la polémique du photojournalisme : porter assistance ou témoigner, peut-on montrer la souffrance sans porter atteinte à la dignité ?, ou est la limite entre l'information et le voyeurisme? ...

Les questions religieuses, notament catholique, aussi semblent être sensible auprès du grand public, comme en témoignent les images de Toscani ou de Serrano.

Andres Serrano, Piss Christ, 1987

On sort de là sans avoir appris grand chose ou peu. Mais on a un bon résumé des problèmes soulevés en matière de photographie...

mardi 5 mai 2009

Gursky au Musée d'Art Moderne de Stockholm

Dix ans de travail, 140 tirages... ça s'appelle une rétrospective. Celle de Gursky. Musée d'Art Moderne de Stockholm. 140 tirages c'est énorme. Surtout quand on connait Gursky et son amour du gigantisme. Sauf que pour faire tenir 140 tirages dans la salle d'exposition du Moderna Museet de Stockholm, la majorité d'entre eux sont en 30x40... et ça change tout.

Un bonheur tout de même...

Né en 1955 à Leipzig, Andreas Gursky a été formé successivement à la Folkswangschule d'Essen, école prestigieuse qui prône la créativité dans l'esprit du Bauhaus des années vingt, puis auprès de Bernd et Hilla Becher, les maîtres du réalisme photographique proche des théories de l'école de Düsseldorf, au sujet duquel il y avait eu une exposition au Musée d'Art Moderne de Paris.

Cette double influence se retrouve dans son approche photographique qui conjugue une réelle innovation pour chaque image à une simplicité dans les angles de vue, les plans, toujours très frontaux.

Gursky s'est d'autre part fait connaître par ses images très grands formats à l'une implacable définition. Gursky impose une sorte de dogme à ses images, les rendant impersonnelles, normalisées, et surtout désenchantées. Mais rien n'y est vraiment raconté. L'image, si elle bourdonne comme une ruche, reste cependant muette, sans émotions, comme un décor vide.

Ses photographies font partie de celles qui se vendent le plus cher : 99 Cent II Diptych (2001) a été adjugée 1 700 000 livres (3 346 456 dollars) dans une vente aux enchères en 2007.




dimanche 29 mars 2009

David Lachapelle


David Lachapelle, on aime ou pas. Moi pas... Son style trash et saturé, très peu pour moi. Son goût pour Dieu aussi. Mais je respecte le personnage, la cohérence et la construction de son œuvre, le gigantisme et la mégalomanie de ce qu'il accomplit. Bref ce que je ne suis pas.

Et c'est pour ça que je suis allée voire l'expo. Et c'est pour ça que j'ai été déçue. Je m'attendais à une exposition monumentale et mégalomane. Et elle n'a de cela que son prix...

Aucune oeuvre nouvelle pour moi si ce n'est la série sous l'eau... Il y a finallement plus d'images exposées sur les rails de cartes postales que sur les murs de l'Hotel de la Monnaie, et la floppée d'informations sur des images et des séries qui ne sont pas exposées nous renvoie sans cesse à la pauvreté de l'expo...

jeudi 26 mars 2009

Beneath The Roses, Gregory Crewdson

L'expositon de Gregory Crewdson à la galerie Daniel Templon présente la série Beneath The Roses (Sous la surface des roses) qui nous montre diverses situations familiales ou quotidiennes étranges, à la limite de la névrose et du malaise.

Untitled (the mother) 2007

Untitled (the father)

Untitled (Blind Reflection) 2007

Pour Crewdson, ces scènes insolites sont le révélateur de frustrations, de désirs inavoués ou d’angoisse : "Tout l’enjeu est de créer son propre monde. Le mien est un décor sur lequel je projette mes propres drames psychologiques. »

Untitled (Esther Terrace) 2006

Gregory Crewdson est un des maîtres de la « staged photography » dont des artistes comme Jeff Wall ou James Casebere ont été les pionniers. Son univers joue avec les codes du cinéma de Hitchcock à Lynchet n'est pas sans rappeler le travail de Hopper. Au dela du photographe, Crewdson est un véritable réalisateur avec des décors entièrement conçus sur story boards, une équipe digne d'une du cinéma et autant d'effets spéciaux qu'un film de science-fiction.

Untitled (debutante) 2007

"I work with a production crew that all come out of film. We work with cinematic lighting but we are only after creating one single perfect moment."

Untitled (the falls) 2006

A la différence d’autres formes narratives, la photographie reste toujours silencieuse. Il n’y a ni d’avant, ni d’après. Les événements qu’elle capture restent un mystère. Chaque image nous plonge dans un film dont on ne verra ni le début ni la fin.

Untitled (the Madison) 2007

Alliant une production toute hollywoodienne au désenchantement de la vie des classes moyennes américaines en banlieue, Gregory Crewdson peint l'amérique sur tirage grand format avec un soucis du détail presque inquiétant...

Untitled (Oak Street) 2006

C'est où ?
Galerie Daniel Templon
30 rue Beaubourg
75003 Paris
Métro Rambuteau

C'est quand ?
jusqu'au 25 Avril 2009
Tous les jours de 10h à 19h,

Site
www.danieltemplon.com

lundi 16 mars 2009

Gainsbourg à la Cité de la Musique

J'ai le chic pour vous parler d'une expo une fois qu'elle est terminée... celle-ci était superbe.

Mettant en valeur les différents aspects de l'œuvre protéiforme de Gainsbourg en restant discret sur sa vie privée. Gainsbourg est l'un des rares chanteurs français dont on peut dire qu'il a été pendant quarante ans, à l’instar de David Bowie en Angleterre ou de Bob Dylan aux États-Unis, un catalyseur des époques. Il a toujours été en avance sur son temps : son écriture, ses compositions, et même la conduite de sa vie privée ont bien souvent précédé et influencé l’évolution des mœurs et celle des mouvements artistiques et culturels. Jouant avec les mots et les références, il empruntait aussi bien à la culture classique que populaire, mêlant humour et références intellectuelles.

L’exposition mettait en avant la modernité de son travail et le caractère indémodable de son œuvre.

dimanche 4 janvier 2009

Picasso et ses maitres


Encore une exposition sur Picasso... oui, encore une. Une exposition qui nous rappelle encore et toujours que son œuvre est immense et qu'on est bien loin de la connaitre tout entière. Et si ce n'est pas ces plus belles toiles que l'on voit, on en découvre des passionnantes, des drôles et des touchantes.
Et quel plaisir de voir réunis dans la même pièce les plus grands nus de l'histoire de la peinture : manet, Ingres, Goya et le Titien.... il ne manque que Velasquez en somme.

Alors je ne vais pas vous d'aller voir cette expo ou pas, parce que la question est : on aime Picasso ou pas...




C'est où ?
Galeries Nationales du Grand Palais
3 avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
Métro Champs Elysée Clémenceau

C'est quand ?
jusqu'au 2 février 2009
Tous les jours de 10h à 20h,
nocturne le mercredi jusqu'à 22h
fermé le mardi.

Tarifs
Plein tarif : 10€
Tarif réduit : 8€


Devant le succès de l'expo (plus de 450 000 visiteurs), le musée a décidé d'ouvrir 24h sur 24 pour les derniers jours (du 30 janvier 2009 à 9h00 au 2 février 2009 à 20h00)...