jeudi 1 octobre 2009

Kate Moss par Ian McKell

Nouvelle Rubrique

Parce que ce blog ne bouge pas beaucoup, parce qu'il n'est pour l'instant qu'une extension du petitmoutonaimelamode, parce que je cherche le moyen de le faire vivre, parce que j'ai besoin de partager ce qui me fait vivre : mon amour de la photo de mode, parce la mode tend parfois à l'art; pour tout ça, je lance une nouvelle rubrique, pour vous faire partager les images qui me touchent.

mardi 25 août 2009

Rankin à Londres


Alors Rankin, je n'aimais pas, je trouvais ça vulgaire, je le trouvais vulgaire. Et je n'ai pas tellement changé d'avis... mais j'ai aimé voir son travail de jeunesse, j'ai ri devant sa mégalomanie et son ego surdimensionné (Me Me Me), j'ai été horrifiée par tant de retouche, aussi peu de peau... par son habilité à rendre horrible des gens sublime (Juliette Binoche) par sa façon de traiter du nu dans l'irrespect complet de la femme, par l'hypocrisie du discours de son travail avec Heidi Klum. En somme c'était instructif, à défaut d'être beau...



C'est où ?

Old Truman Brewery
91 Brick Lane, London E1 6Q
Liverpool Street tube station

C'est quand ?
jusqu'au 18 septembre 2009
Tous les jours sauf les lundis.

tarifs
Plein tarif : £10
Tarif réduit : £7

plus d'info sur le site : ici
www.rankinlive.com

mercredi 12 août 2009

Planète Parr au jeu de Paume

L'esposition Martin Parr à la galerie du Jeu de Paume est, contre toutes mes attentes, fort intéressantes. Car voyez vous, je n'aime pas le travail de Martin Parr, je le trouve criard et vulgaire. "Couleurs voyantes, motifs bizarres et narrations concises sont les caractéristiques de la photographie de Martin Parr (né à Bristol en 1952). Si plusieurs de ses images peuvent paraître excessives dans leur propos, elles sont toujours étonnamment inventives et pleines d’humour." C'est ainsi que le commissaire* de l'exposition le présente... je dois manquer d'humour alors, c'est fort possible. Ce que j'ai aimé dans cette exposition, c'est finallement qu'il y a assez peu d'images de Martin Parr, en proportion. La moitié des photos font partie de sa collection personnelle et nous montre comment la photographie documentaire/de reportage anglais puis internationale ont influencé son travail. On découvre ou redécouvre ainsi plétore de photographe dont on avait oublié le travail voire le génie : Graham Smith, Paul Seawright, Keith Arnatt, Karen Knorr, John Davies, Rinko Kawauchi, Pieter Hugo...

Graham Smith,
“I thought I saw Liz Taylor, Bob Mitchum in teh backroom of the commercial South bank”

Paul Seawright
Friday 25th May 1973, de la série Sectarian Murder

Chris Killip, Father & son, Westend of Newcastle, 1980

Karen Connor
Keith Arnatt

John Davies
Agecroft Power Station, Salford 1983

Rinko Kawauchi

Ensuite viennent les collections d'objets de Parr, et l'on découvre dans les vitrinnes l'ammoncellement de mugs à l'éeffigie de Tatcher, ou les masques à celles de Sadam Hussein ou d'Oussama Ben Laden, la série de plateaux à motifs floreaux etc...


Ce n'est qu'enfin que l'on peut voir le travail de Martin Parr, à travers 2 séries : Luxury et The Guardian Cities Project, le premier est une satire des riches de ce monde, la seconde le portrait des villes anglaises.



On sort de l'exposition en se disant qu'il est sans doute plus intéressant qu'on ne pensait... et on a finallement envie d'en savoir plus... ce qui arrive, puisque s'étalent dans le jardin des tuileries les tirages géants de Small World.


*"Pendant plus de trente années, Martin Parr a réalisé un vaste travail documentaire sur la société occidentale, principalement en Grande-Bretagne, son pays d’origine. Mais il s’est aussi intéressé aux phénomènes de la mondialisation tels que le tourisme de masse, les comportements consuméristes ou le soi-disant temps libre. Son travail est aujourd’hui considéré comme une satire de la vie contemporaine démasquant le grotesque dans le banal. Membre de la légendaire agence Magnum, Martin Parr est l’un des photographes actuels les plus actifs et dynamiques. Depuis les années 1980, il a publié plus d’une trentaine de livres et exposé dans d’innombrables expositions individuelles ou collectives. L’exposition "Planète Parr", produite en collaboration avec la Haus der Kunst de Munich, propose un dialogue entre les photographies de l’artiste (séries "Luxury", "Small World", et projet "The Guardian Cities Project") et sa vaste collection d’objets hétéroclites. Elle dévoile l’acuité du regard de Martin Parr et sa fascination pour le merveilleux du quotidien où se mêlent l’intime et le collectif, œuvres d’artistes reconnus et art populaire. Pour la première fois sont exposés non seulement son extraordinaire collection de livres de photographies et d’épreuves d’auteurs britanniques ou internationaux, mais aussi un grand nombre d’objets ou de curiosités collant au plus près de l’actualité politique ou sociale (les montres Saddam Hussein, le papier toilette Oussama Ben Laden ou les théières Margaret Thatcher…), ou reflétant l’absurdité et la vacuité de notre société de consommation (trône en tête des objets recherchés et amassés par Martin Parr le plus gros paquet de chips jamais commercialisé !)."
Commissaire de l'exposition : Thomas Weski Scénographie : jasmin Oezcebi / franck Vinsot

C'est où ?
Galerie du Jeu de Paume, site Concorde

C'est quand ?
jusqu'au 27 septembre 2009
Tous les jours sauf les lundis.

tarifs
Plein tarif : 6€
Tarif réduit : 4€

plus d'info sur le site : ici

lundi 29 juin 2009

Erwin Olaf à l'Institut Néerlandais

Cette exposition est la première grande exposition monographique consacrée à Erwin Olaf en France. Elle réunit les photographies de ses dernières séries : Rain, Hope, Grief et Fall ainsi que les films qui les accompagnent et donnent une autre perspective à la vision que l'on s'était faite de l'histoire racontée par les images.

Car les images d'Erwin Olaf racontent des histoires qui restent mystérieuses, les histoires de personnages parfaits, pour la plupart absorbés dans leurs pensées, figés dans des tenues parfaites, dans un décor parfait, attendant que quelque chose survienne, ou non. Les personnages évoluent dans des décor très stylisés de l’Amérique des années 1950-1960, empreints d’une esthétique de film noir rappelant Hitchcok ou encore Lynch...

Je connaissais déjà le travail du photographe, mais le fait de voir les images en grand (les tirages Lambda sont gigantesques), de voir leur texture, d'oberser chaque détail, donne une nouvelle persperctive çà son oeuvre, dont je reste indubitablement fan !!



C'est où ?
Institut Néerlandais

Centre culturel des Pays-Bas
121, rue de Lille, 75007 Paris
téléphone : 01 53 59 12 40
télécopie : 01 45 56 00 77

métro Assemblée Nationale
C'est quand ?
Jusqu'au 5 juillet 2009
du mardi au dimanche
de 13 h à 19 h
Fermé le lundi
Tarifs :
tarif plein : 4.00 euros
tarif réduit : 2.00 euros
Sites :

Site de l'institut Néerlandais
Dossier de Presse disponible sur le site
et site de erwinolaf.com

mercredi 6 mai 2009

Controverses à la BNF

La dernière exposition photo de la BNF retrace l'histoire de la photographie à travers les controverses qu'elle a essuyé depuis sa création, à commencer par le conflit technique qui opposa Daguerre et Hippolyte Bayard.

Hippolyte Bayard, Autoportrait en noyé, 1840

au dos de l'image :
« Le cadavre du Monsieur que vous voyez ci-derrière est celui de M. Bayard, inventeur du procédé dont vous venez de voir, ou dont vous allez voir les merveilleux résultats. À ma connaissance, il y a à peu près trois ans que cet ingénieux et infatigable chercheur s’occupait de perfectionner son invention.
L’Académie, le Roi et tous ceux qui ont vu ses dessins que lui trouvait imparfaits, les ont admirés comme vous les admirez en ce moment. Cela lui a fait beaucoup d’honneur et ne lui a pas valu un liard. Le gouvernement, qui avait beaucoup trop donné à M. Daguerre, a dit ne pouvoir rien faire pour M. Bayard et le malheureux s’est noyé. Oh ! Instabilité des choses humaines ! Les artistes, les savants, les journaux se sont occupés de lui pendant longtemps et aujourd’hui qu’il y a plusieurs jours qu’il est exposé à la morgue, personne ne l’a encore reconnu, ni réclamé. Messieurs et Dames, passons à d’autres, de crainte que votre odorat ne soit affecté, car la tête du Monsieur et ses mains commencent à pourrir, comme vous pouvez le remarquer. »


L'exposition suit chronologiquement ces conflits allant des droits d'auteurs aux droits à l'image, traitant de la déonthologie ou de la bienséance... Si la chronologie est intéressante pour le début du siècle et les pemière législation, elle devient vite lassante et répétitive. L'exposition est dense, trop peut-être et mal agencée. On ne cesse de se heurter à la foule, et la visite est loin d'être confortable.

Lewis Caroll, Alice Liddell as a beggar child, 1859/Garry Gross, Untitled, Brooke Shield1975/Jock Sturges, Christina, Misty and Alisa, North California, 1989

On ressort de l'exposition en se dissant qu'elle aurait mieux fait d'être thématique, même si l'aspect financier des controverses auraient été le plus représenté.
Les thèmes du plagiat, de ce qu'on peut montrer ou non, de véracité historique mais aussi les photos d'enfants que se soient dans leur rapport à la nudité et au monde des adultes ou dans les photos de reportages de guerre suscitent l'intérêt général de manière assez systèmatique semble-t-il.

Frank Fournier, Omayra Sánchez, Armero, Colombie, 1985
Ce portrait d'une petite fille coincée danslesdébris d'un ecoulement de boue suite à une éruption volcanique fait partie de ces images qui anime la polémique du photojournalisme : porter assistance ou témoigner, peut-on montrer la souffrance sans porter atteinte à la dignité ?, ou est la limite entre l'information et le voyeurisme? ...

Les questions religieuses, notament catholique, aussi semblent être sensible auprès du grand public, comme en témoignent les images de Toscani ou de Serrano.

Andres Serrano, Piss Christ, 1987

On sort de là sans avoir appris grand chose ou peu. Mais on a un bon résumé des problèmes soulevés en matière de photographie...

mardi 5 mai 2009

Gursky au Musée d'Art Moderne de Stockholm

Dix ans de travail, 140 tirages... ça s'appelle une rétrospective. Celle de Gursky. Musée d'Art Moderne de Stockholm. 140 tirages c'est énorme. Surtout quand on connait Gursky et son amour du gigantisme. Sauf que pour faire tenir 140 tirages dans la salle d'exposition du Moderna Museet de Stockholm, la majorité d'entre eux sont en 30x40... et ça change tout.

Un bonheur tout de même...

Né en 1955 à Leipzig, Andreas Gursky a été formé successivement à la Folkswangschule d'Essen, école prestigieuse qui prône la créativité dans l'esprit du Bauhaus des années vingt, puis auprès de Bernd et Hilla Becher, les maîtres du réalisme photographique proche des théories de l'école de Düsseldorf, au sujet duquel il y avait eu une exposition au Musée d'Art Moderne de Paris.

Cette double influence se retrouve dans son approche photographique qui conjugue une réelle innovation pour chaque image à une simplicité dans les angles de vue, les plans, toujours très frontaux.

Gursky s'est d'autre part fait connaître par ses images très grands formats à l'une implacable définition. Gursky impose une sorte de dogme à ses images, les rendant impersonnelles, normalisées, et surtout désenchantées. Mais rien n'y est vraiment raconté. L'image, si elle bourdonne comme une ruche, reste cependant muette, sans émotions, comme un décor vide.

Ses photographies font partie de celles qui se vendent le plus cher : 99 Cent II Diptych (2001) a été adjugée 1 700 000 livres (3 346 456 dollars) dans une vente aux enchères en 2007.